29 décembre 2009
BONNE ANNEE : reprise du CAFE PHILO
Prochain CAFE PHILO : Jeudi 14 janvier à 18h45 : Grand Zinc. 20 rue Marca PAU
Janvier 2009 c'était le début de l'aventure. Je me réjouis de commencer avec vous une seconde année de réflexion libre et désintéressée, dans la bonne humeur, le sérieux de l'engagement, et la convivialité. Soyez les bien-venus!
21 décembre 2009
Affiche
CAFE-PHILO-DE-PAU
Le Grand Zinc
20 rue Marca
Entrée libre et gratuite
Le caveau du Grand Zinc
18 novembre 2009
Les JEUDI PHILO de PAU : décembre
ATELIER PHILO : Premier jeudi du mois - 3 dec- à la MJC du LAU, 81 avenue du Loup, cafétéria, de 18h30 à 20h30.
Cycle de l'année : " Philosophie de la vie psychique"
Thème de la séance : " Que savons-nous de notre désir?" Pulsion, désir, demande.
Activité gratuite, mais l'inscription à la MJC (8 euros pour l'année) est demandée.
Une séance d'essai est offerte sans condition.
CAFE PHILO : Deuxième jeudi du mois : 10 décembre, Au GRAND ZINC, caveau, 20 rue Marca à 18h45, précises
Sujet proposé et voté par les participants.
Sujet de la séance dernière (12 nov) : " Penser, est-ce bien nécessaire?".
Ce rythme de deux séances, la première pour l'atelier, la seconde pour le café, est en principe valable pour l'année scolaire entière.
21 octobre 2009
Les JEUDI PHILO de PAU : novembre
ATELIER PHILO : Premier jeudi du mois - 5 novembre - à la MJC du LAU, 81 avenue du Loup, cafétéria, de 18h30 à 20h30.
Cycle de l'année : " Philosophie de la vie psychique"
Thème de la séance : " L'inconscient nous parle-t-il?"
Activité gratuite, mais l'inscription à la MJC (8 euros pour l'année) est demandée.
Une séance d'essai est offerte sans condition.
CAFE PHILO : Deuxième jeudi du mois: 12 novembre, Au GRAND ZINC, caveau, 20 rue Marca à 18h45, précises
Sujet proposé et voté par les participants.
Sujet de la séance dernière : " Comment sauvegarder notre intimité menacée?".
Ce rythme de deux séances, l'une le premier jeudi (atelier) et la seconde (café) le deuxième jeudi dumois est valable pour l'année scolaire.
18 octobre 2009
A propos du CAFE du 8 octobre : INTIMITE
Comment pourrais-je vivre sans droit à l'intimité?
Dans le fond de ma nature je trouve une certaine distance spontanée avec le banal, l'ordiniaire, le mécanique et le technique surtout qui m' a rendu souvent l'existence difficile. Je déteste les machines, même les plus belles et les plus utiles. Une belle voiture m'inspire un mélange assez étonnant d'admiration et de révulsion. Je vois certes la brillance de la carlingue, mais je vois plus encore le tuyau d'échappement, comme une verrue anale sur un beau ventre lisse.
L'intimité est devenue un luxe des plus rares. Avec toutes ces technologies dites de communication personne n'est plus à l'abri de l'indiscrétion des pouvoirs. "Souriez vous êtes filmés". Et flachés, enregistrés, "enrôlés", suivis à la trace, taxés et surtaxés. Etrange démocratie qui vante la liberté individuelle et qui la circonscrit de toutes les manières imaginables. Comment ne pas songer à Tocqueville qui annonçait une forme inédite de dictature démocratique, où le Pouvoir a tous les pouvoirs et le citoyen aucun, suite à la destruction des pouvoirs intermédiaires. Chacun est seul devant le "Monstre foid, le plus froid des monstres froids" selon la forte expression de Nietzsche. Et encore lui ne pouvait-il pas supposer que des milliers de satellites allaient enserrer la terre dans un réseau d'espionnage généralisé, capable de sonder tout un chacun jusques aux tréfonds de sa vie la plus intime!
C'est quoi l'intimité? c'est le droit au retrait hors des affaires collectives, du "politique" au sens grec, c'est l'affirmation d'une sphère privée qui échappe en principe au contrôle de l'Etat et de ses sbires. En principe la maison, ou l'appartement symbolise et délimite cet espace réservé à la personne, à la satisfaction de ses besoins, de ses désirs, de sa sensibilité, de sa dignité humaine. L'ancienne pensée politique avait défini avec soin cette frontière qui devait séparer les deux espaces. Le Prince règne au dehors, mais le sujet règne chez soi. Que vaut de nos jours cette séparation théorique des espaces? Le public envahit le privé, par exemple par la télévision jusqu'à se substituer en partie à l'autorité parentale. Que feront les parents? Qui peut encore supprimer la télé, pour échapper aux injonctions publicitaires, aux discours standardisés et moutonniers. En principe vous le pouvez. Mais qui le fait? Comment éviter aux enfants le matraquage des jeux standardisés? Comment favoriser l'usage méditatif de la lecture? Nous voyons bien le problême : en pricipe, selon une logique traditionnelle du libre arbitre, je peux refuser les machines. Mais quels parents oseront priver leur enfant de ces gadgets quand tous les camarades en font largement montre, et que pour éviter l'infection il faille se retirer sur le Mont Athos?
Ce que je dis peut irriter. On se réfugiera derrière le droit à disposer librement de ses biens, de couper les boutons. Certes. Mais cela ne change rien au fait que notre vie s'est comme laissé entraÎner dans un cercle infernal où la technologiu e appelle de nouvelles technologies, où la force du public se renforce chaque jour au détrimernt du privé, où la pensée est chaque jour muselée un peu plus au nom du "correct" , selon une idéologie de la consommation sans bornes, du gasillage systématique et du "pouvoir d'achat", terme qui semble résumer pour nos contemporains toute leur attente de liberté. Augmentez le SMIC, fort bien, et qu'est ce que cela changera à la structure globale de la société, cette injustice institutionnellemnt programmée? Je voudrais montrer que c'est une certaine idée de la vie, de la consommation, du développement qui est en cause, avec bien sûr la monstreuse machine néolibérale -et non ce pauvre libre arbitre qui n'arbitre rien du tout.
Le public envahit la sphère intime. Et à l'inverse l'intime s'exhibe dans le public. Que n'apprenons nous aujourd'hui sur le divorce de tel et tel, sur les tendances perverses de telle idole de cinéma, sur l'état des ovaires de Madame Stroumf, et tuti quanti? Je pourrais recommencer ma démonstration de tout à l'heure. Qui m'oblige à acheter telle feuille de choux? Personne, bien sûr. Je marche innocemment dans les rues, et que vois-je? Des exhibitions de seins, des sourires de madone perverse, des incitations à la consommation, - que véhicule tout cela? : "Achetez pour mieux jouir. Jouir est facile! D'ailleurs c'est bon pour la santé", paraît-il! Soit. Mais alors il faut des sous, donc il faut travailler plus, surtout quand vous n'avez pas de travail. Résultat on créee une psychose collective d'insatisfaction, où justement le public et le privé participent de la même logique, où s'efface la séparation, et où tout un chacun, insidieusement, devient un défenseur inconditionnel du systèmle, tout en se prétendant réfractaire et singulier! Je doute que dans l'histoire de l'humanité on ait jamais atteint un tel degré de perfection politique, la ruche comme modèle, l'abeille comme travailleuse et la Reine invisible en tous introjectée.
Il n'existe en fait aucun terme adéquat à désigner ce nofascisme, ni dictature, ni totalitarisme classique, ni népotisme, ni despotisme. "Totalitarisme démocratique" me plairait assez, si la formule n'apparaissait si contradictoire. Mais elle n'est contradictoire qu'en apparence. On peut toujours aller voter en ayant le choix électoral clairement garanti. Mais en quoi y -a-t-il choix véritable si personne n'interroge sérieusement le système global qui règle nos échanges, plus encore, qui n'interroge les fondements mêmes de la culture que nous avons bâtieuvel état politique. Ni , et qui nous
26 juillet 2009
ARTICLE dans HEBDO PLUS n°'45
Vous pourrez lire l'article sur le CAFE PHILO du 9 juillet publié dans HEBDO PLUS du 17 juillet.
Merci à la rédaction de ce journal!
10 juillet 2009
BELLE RENCONTRE !
Ce fut une belle soirée que cette rencontre avec les amis de DAX ! Je tiens à vous remercier d'avoir fait ce voyage, amis phiolosophes! Et je me réjouis que cette séance ait été à la hauteur de vos attentes. De plus, la douceur du temps, pour cet échange sous les arcades de la place Beaumont, allègrement a parfait le plaisir de vous avoir auprès de nous.
J'ose espérer que cette heureuse initiative aura de beaux lendemains à la rentrée de sptembre et que nous pourrons approfondir, avec le temps, votre projet de réseau philosophique sur le grand Sud Ouest.
Pour l'instant je vous invite à vous exprimer librement dans ces colonnes de blog qui vous sont largement ouvertes. Il est bien dommage que des gens qui ont des choses à dire n'osent s'exprimer ici, dans la liberté d'un échange cordial et fructueux.
Donc, chers amis de Pau, de Dax et d'ailleurs, à vos ordinateurs! Que la philosophie, telle qu'elle est pratiquée par tant de personnes curieuses et enthousiastes, trouve ici une libre et amicale tribune!
02 juillet 2009
CAFE du 9 juillet avec le CAFE de DAX
Notre dernier CAFE de la saison scolaire sera remarquable par la présence annoncée des animateurs du CAFE PHILO de DAX et de quelques-uns de leurs participants. Je me réjouis de cette visite et leur souhaite la bien-venue! Peut-être nous feront-ils la grâce de venir manger un bout et de boire un coup après la séance! De beaux et bons échanges en vue!
Il est heureux que des échanges de cette sorte puissent se produire dans la région Sud Ouest, qui permettront des enrichissements réciproques.
La série des CAFE de PAU, inaugurée en janvier, trouvera ainsi sa conclusion avant la vacance du mois d'août. Je remercie le GRAND ZINC de nous avoir prêté son beau local et de nous avoir reçu avec sympathie.
La prochaine session recommencera en septembre, normalement à chaque second jeudi du mois.
En premier bilan j'estime que notre expérience est pleinement réussie. La fréquentation a été plus que significative, l'ambiance toujours cordiale et amicale, le niveau de réflexion tout à fait prometteur. On peut de la sorte augurer une saison prochaine pleine de promesse.
Je remercie chaleureusement les participants, et tout particulièrement les réguliers dont le concours é a été extrèmement précieux. Sans un cercle de fidèles un tel projet ne peut réussir. Quant à ceux qui sont venus de temps en temps ils sont les bien-venus et seront toujorus accueillis avec ferveur. Merci à tous. GK
15 mai 2009
REMARQUES sur la SEANCE du 14 mai
Le sujet était : " Vivons-nous dans l'illusion?" . A mes yeux ce fut un excellent café. Nous trouvons ensemble la bonne formule, le ton juste pour la communication et la réflexion. Merci à tous!
Quelques notes rapides pour poursuivre la réflexion:
Il faut distinguer l'erreur et l'illusion. L'ererur se rectifie par l'observation, le calcul ou le travail expérimental. C'est la démarche de la science. L'illusion est plus coriace : elle renaît souvent de ses cendres. Parfois elle est incurable. Par exemple je sais que le soleil est immense, mais je le verrai toujours de la taille d'un pied. (illusion perceptive)
Il faut distinguer les illusions perceptives (mirages, jeux d'optique, fantasmagories sonores etc ) et les illusions issues de nos constructions de désir. Cette deuxième catégorie est particulièrement intéressante à étudier car elle nous conduit au coeur du sujet.
Illusion : in-ludo, entrer dans un jeu. (ludo=jouer, voir ludothèque). S'illusionner sur quelqu'un ou quelque chose c'est entrer dans un jeu, qui peut être un leurre, et pafois s'avérer réalisable. L'illusion amoureuse en est un bon exemple. Comment savoir si je me fais des illusions en fantasmant un amour partagé, ou si je suis dans le vrai? Donc quel est le critère?
L'illusion échappe aux catégories du vrai et du faux. En soi elle est indécidable. C'est la réalité qui fournira le critère : si ma bien aimée s'en va avec un autre je saurai que je me suis illusionné. C'est la désillusion qui rèvèle après coup la nature de l'illusion. Mais si mon amour est partagé on ne pourra plus parler d'illusion. Je ne m'étais pas fourvoyé sous l'action de mon désir, mon désir s'est trouvé confirmé par la réalité.
L'illusion ne relève donc pas de la problématique de la vérité mais de la réalité. Le juge suprême en la matière est le principe de réalité : réalisable ou pas, voilà le vrai problème. Ex dans l'amour, l'amitié, les projets professionnels, artistiques ou autres.
L'origine de l'illusion, sa cause fondatrice, c'est le désir (sauf pour les illusions perceptives qui relèvent le lois physiques). Le désir me fait halluciner des situations, des projetrs, des entreprises qui viendraient combler mes voeux. Cette dynamique a quelque chose de machinal, d'automatique et à ce titre semble échapper à toute emprise rationnelle, du moins dans un premier temps. Par exemple on ne peut empêcher les hormones du désir sexuel de fonctionner de manière spontanée à la vue d'une belle fille. Mais on peut après coup juger que c'est idiot ou réaliste. Un pouvoir de décision semble, en théorie du moins, pouvoir être posé. Cela jette un éclairage nouveau sur la question de la liberté et du conditionnement : qui désire? Est ce bien moi ou l'Autre en moi? Ou la nature? On l'héritage familial? Et que ferai-je de ce désir? Lui suivre ou pas?
L'illusion, à ce titre, plonge profondément dans les lois de la nature. Désirer est "naturel", donc dans l'illusion on trouve une force quasi autonome de mise en mouvement, de projection fantasmatique, d'espérance et de crainte. Il semble impossible de contrecarrer systématiquement le mouvement de la nature, ce qui ne signifie pas qu'on soit contraint de le suivre. Mais avouons que le contrôle est difficile.
D'où le problème éthique, traité en seconde partie. Quelle attitude adopter? se méfier systématiquement du désir? Le repousser? L'éradiquer? mais alors au nom de quoi? Cohabiter avec lui? Chercher une issue dans l'harmonie du corps et de l'esprit? Est'il possible de dépasser un certain dualisme pénible qui oppose le désir et la conscience morale? Quelle est la place de l'interdit? Morale sociale ou éthique personnelle?
Toutes ces questions restent ouvertes. Mais ce n'est le rôle du café, et encore moins de l'animateur, de forcer une réponse. Chacun repart chez soi avec ses propres questions, et pourra élaborer personnellement la réponse qui lui permet de vivre et de progresser. C'est peut-être dans les jours qui suivent, à la faveur d'une réélaboration ultérieure, que chacun pourra clarifier sa position. C'est cela l'engagement philosophique.


